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ANTHONY RODRIGUEZ / ANCIEN ÉTUDIANT

 mai 6, 2022
  • Bonjour Anthony, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Anthony Rodriguez, je suis originaire de Lyon. Depuis petit je suis passionné par le théâtre et c’est pour cela qu’actuellement je suis comédien au Conservatoire d’Annecy..”

  • Quel a été ton parcours chez Eicar ? Et qu’as-tu fait en sortant ?

J’ai étudié 3 ans chez Eicar (qui s’appelait à l’époque Factory). J’étais dans la filière Réalisation et durant cette formation j’ai surtout travaillé la technique et la création lumière. Après l’EICAR, j’ai tenté des écoles supérieures de théâtre, et à la rentrée 2021 j’ai été admis au conservatoire d’Annecy en théâtre. ” 

  • Quel est le meilleur souvenir que tu gardes de tes années d’études ?

“Mon meilleur souvenir est quand j’ai monté mon projet de fin d’études.“Noces de Sang”, une pièce de théâtre. J’ai adoré la liberté que nous ont laissé nos enseignants. J’ai beaucoup appris de cette liberté, car cela m’a permis de faire des erreurs et d’apprendre de celles-ci. Et même si nous étions livrés à nous-mêmes lors de ce gros projet, les coordinateurs nous soutenaient et nous aidaient. Emmanuel, notre directeur, m’a été d’une grande aide.

C’est cela le meilleur souvenir que je garde de mes études, c’est toute l’aide que j’ai pu recevoir, car sans te mentir, on a eu pas mal de galères et de changements [rires].

J’ai une anecdote qui m’a marqué. Lors du tournage de “Noces de Sang”, ma mère faisait les repas pour toute l’équipe, et la coordination m’a laissé mettre tous ces repas dans leur frigo. Certes, vu comme ça ce n’est pas grand chose, mais ils n’étaient pas obligés, car de base les élèves n’avaient pas le droit d’aller dans l’espace commun des professeurs et d’utiliser leurs frigos. Tout ça pour dire qu’ils m’ont aidé jusque là.”

  • Quelle importance a eu ton projet de fin d’études sur ta carrière actuelle ?

“Déjà, lors du tournage de “Noces De Sang”, j’étais à la mise en scène (car j’aime beaucoup le théâtre comme tu avais pu le comprendre). Et pour te remettre dans le contexte, nous avons eu très peu de cours de mise en scène ou de direction d’acteur cette année-là. Nous étions en totale autonomie sur ce projet, mais si on avait besoin d’aide sur quoi que ce soit, nos coordinateurs étaient disponibles pour nous donner un coup de main. Cette expérience m’a appris à travailler seul et en équipe.

Mon projet d’étude m’a surtout permis d’ouvrir les yeux sur un autre métier : l’actorat. Travailler la lumière les deux premières années m’a fait réaliser que l’espace doit être pris en compte, ainsi que les décors et les corps à l’intérieur. De “pourquoi on doit allumer telle chose comme ci ou comme cela?”, “pour montrer quoi ?”, “si j’éclaire de cette façon, cela donne quel résultat?”… J’ai eu la liberté de pouvoir essayer plein de choses, comme dans un laboratoire. Et c’est en fait avec la lumière que j’ai eu le déclic : je me suis dit “il faut que j’essaie avec la mise en scène”.

  • Si tu devais donner 3 mots pour décrire la section Réalisation Cinéma & Audiovisuel ?

Polyvalence, regard, et rigueur !

  • Selon toi, quels sont les points forts de cette formation à l’Eicar ?

“La philosophie de l’école ! Qui est d’amorcer les choses, et puis c’est à nous de faire. Si on se trompe, ce n’est pas grave. Au contraire, on apprend de nos erreurs. Et j’ai beaucoup appris.

  • Quels conseils donnerais-tu à un étudiant souhaitant s’orienter vers les métiers de la réalisation ou de l’audiovisuel ?

“Tout d’abord, de se poser vraiment la question de pourquoi il/elle veut faire ça dans le monde actuel, qu’est-ce qu’il peut apporter et qu’est-ce que cela peut lui apporter à lui. De trouver sa motivation et de l’utiliser à fond, et de ne surtout pas avoir peur d’essayer et d’échouer.

  • As-tu de futurs projets professionnels ?

“Mon rêve est de créer ma compagnie qui s’appellerait “Odysseus” (référence à Ulysse).

En attendant, j’ai quelques projets dans le tiroir : faire une adaptation d’Odysse et d’Ulysse, de monter Dracula ou encore de monter un classique comme Phèdre de Racine. Mais je me dis que je suis peut-être encore un peu jeune pour monter ça car il faut une grande technique et une grande rigueur de la langue sur les Alexandrins, et sur beaucoup d’autres choses d’ailleurs… Mais dans tous les cas, je souhaiterais incorporer à l’intérieur : du corps (posture, déplacement, l’organicité) et du chant.

Ce qui est bien c’est qu’il y a beaucoup de polyvalence à Annecy : nous avons des workshops de scénographie, de performance, de voix off, de doublage… Et ce sont des choses forts sympathiques ! Il y a également du chant, de la danse, et cela me donne fortement envie de travailler dans la mise en scène à l’avenir.